L'Art de Vivre Juste

Lundi 1 janvier 2007 1 01 /01 /2007 22:39
Bienvenue à vous
qui êtes en Quête
d'une vie juste!

La vie juste c'est la vie conforme aux Lois.
Aux Lois de la Nature.

L'objet de ce site sera donc la recherche
d'une vie toujours plus conforme
aux Lois de la Nature.

Pour cela, le premier effort vise
à reconnaître les Lois.

Car personne ne peut observer les Lois
s'il ne les connaît pas.

La Nature elle-même est le champ d'observation privilégié
en vue de la Reconnaissance des Lois.

Etroitement liée à la Nature est notre Terre-Mère.
Connaître sa Terre c'est donc reconnaître sa Mère d'en bas.

Une fois la reconnaissance de la Terre-Mère effectuée
peut ensuite s'opérer la Reconnaissance du Père-Ciel
au-dessus de nos têtes.

Dans la double Reconnaissance l'être humain
peut alors enfin {re}devenir ce qu'il aurait dû toujours être:
un Trait d'Union entre le Ciel et la Terre!


 
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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /2007 21:28
Le Devoir de Désobéir



Face à l'Être humain individuel il y a l'Etat.
Le mot "Etat" évoque un Absolu quasi divin. "L'Etat, c'est moi", disait le Roi-Soleil, Louis XIV.
L'Etat devrait, en effet, être la représentation sur Terre de l'Être Absolu. Car l'Etat découle de l'Être mais n'est pas l'Être ("Etat" est seulement en relation directe avec le participe présent "Etant" et non avec l'infinitif "Être").

Mais, en réalité, cela ne peut exister que dans le cas d'un Etat Théocratique. En dehors de cela, dans les actuels systèmes de gouvernement dits "démocratiques" (même lorsqu'ils sont encore aussi dits "monarchiques") l'Etat ne représente, aujourd'hui, généralement, que la collectivité face à l'Individu. L'Etat trouve alors, en principe, sa justification dans l'existence de la collectivité (composée des autres individus) se garantissant face à l'Individu et en particulier des individus possiblement malveillants.

Si l'Etat est fort - ce qui est souvent le cas! -, l'Être humain individuel, même totalement paisible et non-violent, peut alors s'en trouver écrasé et même broyé. C'est la raison pour laquelle beaucoup d'êtres humains individuels - presque tous - s'efforcent de composer avec l'Etat. Ceux qui ne le font pas s'exposent, bien souvent, à de dures représailles.

Pourtant, sur Terre, - les mots eux-mêmes l'indiquent - l'Être (même simplement humain) est supérieur à l'Etat, car l'Etat ne résulte lui-même que de la conscience d'un être-ensemble, sur un territoire déterminé, de nombreux Êtres visant à une façon d'Être-Ensemble qui soit policée. Le mot "policé" signifie simplement ici non la "police" au sens courant mais la vie dans la Polis c'est-à-dire dans la Cité. C'est cela la Politique: la vie dans la Cité. Quant à la conscience de l'être-ensemble elle n'est pas la Conscience elle-même, car le cœur d'une telle Conscience ne peut, en fait, résider que dans l'Individu.

De façon générale, même dans les états dits "démocratiques", en une quasi-mutilation psychique, dès sa naissance, le nouveau-né se trouve happé par les rouages d'un puissant Etat. Sans lui demander son avis, il est inscrit à l'Etat-Civil, souvent vacciné, et dès son plus jeune âge, envoyé dans un système scolaire largement contrôlé par l'Etat, où sévit, le plus souvent, à défaut de réelle formation, un redoutable formatage institutionnel, où, par une instruction quasi-exclusivement intellectuelle, excluant la réflexion morale - laquelle est d'essence spirituelle - on le conditionne à docilement accepter les diverses futures exigences de l'Etat sur lui, dont la moindre n'est pas l'impôt, dont le nom lui-même indique clairement lui-même le caractère arbitrairement imposé. D'autres sont le recensement, le service militaire obligatoire, l'assujettissement à des dizaines de milliers de règlements complexes, etc.

Ce qui est grave c'est lorsque la forte pression - largement inconsciente chez de nombreux êtres humains - exercée par l'Etat sur l'Individu tient lieu de conscience à cet Individu, laquelle ne peut pourtant être qu'individuelle. Lorsque la pression étatique existe déjà sur l'enfant avant même qu'il ne soit devenu l'adolescent en train de prendre conscience du monde qui l'entoure, alors il se trouve comme dans un sac ligoté à son sommet, avant même d'avoir pu sortir sa tête du dit sac pour regarder comment c'est réellement à l'extérieur!

Dans ces conditions, que reste-t-il à l'Individu, que reste-t-il de l'Individu? C'est tout le mérite de Henry David Thoreau d'avoir non seulement soulevé ces graves questions mais de s'être efforcé de clairement et courageusement prendre position et même au prix de la prison. L'on peut en juger en prenant connaissance, au moins en partie, de son célèbre écrit ayant notamment inspiré le grand écrivain russe Léon Tolstoï ainsi que le célèbre homme d'état, apôtre de la non-violence active, le Mahâtma (= la grande âme) Gandhi:



LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE

Henry David Thoreau

- Extraits 1/2 -

 

De grand cœur, j’accepte la devise: «Le gouvernement le meilleur est celui qui gouverne le moins».

Le gouvernement le meilleur est celui qui ne gouverne pas du tout et lorsque les hommes y seront préparés, ce sera le genre de gouvernement qu’ils auront.

Tout gouvernement n’est au mieux qu’une «utilité» mais la plupart des gouvernements, d’habitude, et tous les gouvernements, parfois, ne se montrent guère utiles.

Le gouvernement est une «utilité» grâce à laquelle les hommes voudraient bien arriver à vivre chacun à sa guise, et, comme on l’a dit, plus il est utile, plus il laisse chacun des gouvernés vivre à sa guise.

Le commerce et les affaires s’ils n’avaient pas de ressort propre, n’arriveraient jamais à rebondir par-dessus les embûches que les législateurs leur suscitent perpétuellement et, s’il fallait juger ces derniers en bloc sur les conséquences de leurs actes, et non sur leurs intentions, ils mériteraient d’être classés et punis au rang des malfaiteurs qui sèment des obstacles sur les voies ferrées.

Pour parler en homme pratique et en citoyen, au contraire de ceux qui se disent anarchistes, je ne demande pas d’emblée «point de gouvernement», mais d’emblée un meilleur gouvernement.

Que chacun fasse connaître le genre de gouvernement qui commande son respect et ce sera le premier pas pour l’obtenir.

La raison pratique pour laquelle, le pouvoir une fois aux mains du peuple, l’on permet à une majorité de régner continûment sur une longue période ne tient pas tant aux chances qu’elle a d’être dans le vrai, ni à l’apparence de justice offerte à la minorité, qu’à la prééminence de sa force physique.

Un gouvernement, où la majorité règne dans tous les cas, ne peut être fondé sur la justice, même telle que les hommes l’entendent.

Ne peut-il exister de gouvernement où ce ne seraient pas les majorités qui trancheraient du Bien ou du mal, mais la conscience?

Le citoyen doit-il jamais, un seul instant, abdiquer sa conscience au législateur? Alors, à quoi bon la conscience individuelle?

Je crois que nous devrions d’abord être des hommes  et ensuite des sujets.

Il n’est pas souhaitable de cultiver le même respect pour la loi et pour le Bien.

La seule obligation qui m’incombe est de faire Bien.

Un groupement d’hommes n’a pas de conscience, mais un groupement d’hommes consciencieux devient un groupement doué de conscience.

La loi n’a jamais rendu les hommes un brin plus justes, et par l’effet du respect qu’ils lui témoignent les gens les mieux intentionnés se font, chaque jour, les commis de l’injustice.

Le résultat courant et naturel d’un respect indû pour la loi, c’est que l’on peut voir une file de militaires, colonel, capitaine, caporal et simples soldats, enfants de troupe et toute la clique, marchant au combat par monts et par vaux dans un ordre admirable contre leur gré, - que dis-je? - contre leur bon sens et contre leur conscience.

La masse des hommes sert l’État, non point en humains, mais en machines avec leur corps.

C’est eux l’armée permanente, et la milice, les geôliers, les gendarmes, la force publique, etc. La plupart du temps sans exercer du tout leur libre jugement ou leur sens moral; au contraire, il se ravalent au niveau du bois, de la terre et des pierres et l’on doit pouvoir fabriquer de ces automates qui rendront le même service. Ceux-là ne commandent pas plus le respect qu’un bonhomme de paille ou une motte de terre. Ils ont la même valeur marchande que des chevaux et des chiens. Et pourtant on les tient généralement pour de bons citoyens. D’autres, comme la plupart des législateurs, des politiciens, des juristes, des ministres et des fonctionnaires, servent surtout l’État avec leur intellect et, comme ils font rarement de distinctions morales, il arrive que sans le vouloir, ils servent le Démon aussi bien que Dieu.

Une élite, les héros, les patriotes, les martyrs, les réformateurs au sens noble du terme, et des hommes, mettent aussi leur conscience au service de l’État et en viennent forcément, pour la plupart à lui résister.

Ils sont couramment traités par lui en ennemis. Un sage ne servira qu’en sa qualité d’homme et ne se laissera pas réduire à être «la glaise» qui «bouche le trou par où soufflait le vent»; il laisse ce rôle, pour le moins, à ses cendres.

Je suis de trop haut lieu pour me laisser approprier, pour être un subalterne sous contrôle, le valet et l’instrument commode d’aucun État souverain de par le monde.

Celui qui se voue corps et âme à ses semblables passe à leurs yeux pour un bon à rien, un égoïste, mais celui qui ne leur voue qu’une parcelle de lui-même est salué des titres de bienfaiteur et philanthrope.

Quelle attitude doit adopter aujourd’hui un homme face au gouvernement américain? Je répondrai qu’il ne peut sans déchoir s’y associer. Pas un instant, je ne saurais reconnaître pour mon gouvernement cette organisation politique qui est aussi le gouvernement de l’esclave.

Tous les hommes reconnaissent le droit à la révolution, c’est-à-dire le droit de refuser fidélité et allégeance au gouvernement et le droit de lui résister quand sa tyrannie ou son incapacité sont notoires et intolérables.

Quand la friction en arrive à avoir sa machine et que l’oppression et le vol sont organisés, alors je dis «débarrassons-nous de cette machine».

Lorsqu’un sixième de la population d’une nation qui se prétend le hâvre de la liberté est composé d’esclaves, et que tout un pays est injustement envahi et conquis par une armée étrangère et soumis à la loi martiale, je pense qu’il n’est pas trop tôt pour les honnêtes gens de se soulever et de passer à la révolte. Ce devoir est d’autant plus impérieux si ce n’est pas notre pays qui est envahi, mais que c’est nous l’envahisseur.

«Aussi longtemps que l’intérêt de toute la société l’exige, c’est-à-dire tant que l’on ne peut résister au gouvernement établi ou le changer sans troubler l’ordre public, la Volonté de Dieu est d’obéir au gouvernement établi.»

Si j’ai injustement arraché une planche à l’homme qui se noie, je dois la lui rendre au risque de me noyer (…) Celui qui, dans un tel cas, voudrait sauver sa vie, la perdrait.

Je ne cherche pas querelle à des ennemis lointains mais à ceux qui, tout près de moi, collaborent avec ces ennemis lointains et leur sont soumis: privés d’aide, ces gens-là seraient inoffensifs.

(…) Le progrès est lent, parce que l’élite n’est, matériellement, ni plus avisée ni meilleure que la masse.

Le plus important n’est pas que vous soyez au nombre des bonnes gens mais qu’il existe, quelque part, une bonté absolue, car cela fera lever toute la pâte.

Il y a des milliers de gens qui, par principe, s’opposent à l’esclavage et à la guerre mais qui, en pratique, ne font rien pour y mettre un terme.

Quel est le cours d’un honnête homme et d’un patriote aujourd’hui? L’on tergiverse, l’on déplore et quelquefois l’on pétitionne, mais l’on n’entreprend rien de sérieux ni d’effectif. L’on attend, avec bienveillance, que d’autres remédient au mal, afin de n’avoir plus à le déplorer. Tout au plus, offre-t-on un vote bon marché, un maigre encouragement, un «Dieu vous assiste» à la justice quand elle passe.

Il y a 999 défenseurs de la vertu pour un seul homme vertueux. Mais il est plus facile de traiter avec le légitime possesseur d’une chose qu’avec son gardien provisoire.

Tout vote est une sorte de jeu, comme les échecs ou le trictrac, avec, en plus, une légère nuance morale où le bien et le mal sont l’enjeu; les problèmes moraux et les paris, naturellement l’accompagnent.

Même voter pour ce qui est juste, ce n’est rien faire pour la Justice. Cela revient à mollement exprimer votre désir qu’elle l’emporte.

Un sage n’abandonne pas la justice aux caprices du hasard; il ne souhaite pas non plus qu’elle l’emporte par le pouvoir d’une majorité.

Il y a bien peu de vertu dans l’action des masses humaines.

Lorsque, à la longue, la majorité votera pour l’abolition de l’esclavage, ce sera soit par indifférence à l’égard de l’esclavage, soit pour la raison qu’il ne restera plus d’esclavage à abolir par le vote. Ce seront eux, alors, les véritables esclaves.

Seul peut hâter l’abolition de l’esclavage, celui qui, par son vote, affirme sa propre liberté.

Oh! Que ne puis-je trouver un homme, un vrai, comme dit l’autre, pas une chiffe que l’on retourne comme un gant!

L’Américain s’est réduit à n’être qu’un «membre affilié» — type reconnaissable à l’hypertrophie de son sens grégaire et à un manque manifeste d’intellect et d’allègre confiance en soi — dont le premier et le principal souci en venant au monde est de veiller à l’entretien des Hospices et — avant même d’avoir endossé comme il se doit la Toge virile — de s’en aller ouvrir une souscription pour le soutien des veuves et des orphelins éventuels; qui, en un mot, ne s’aventure à vivre que soutenu par sa Compagnie d’Assurances Mutuelles, en échange de la promesse d’un bel enterrement.

Ce n’est une obligation pour personne, bien sûr, de se vouer à l’extirpation de tel ou tel mal, aussi criant et injuste soit-il; l’on peut très bien se consacrer à d’autres poursuites; mais qu’au moins l’on ne s’en lave pas les mains: ne pas accorder à ce mal d’attention soutenue ne veut pas dire qu’il faille lui accorder un appui de fait.

Si je me livre à d’autres activités, à d’autres projets, il me faudrait au moins veiller d’abord à ne pas les poursuivre juché sur les épaules d’autrui. Je dois d’abord en descendre pour permettre à mon prochain de poursuivre, lui aussi, ses projets.

Sous le nom d’Ordre et de Gouvernement Civique, nous sommes tous amenés à rendre hommage et allégeance à notre propre médiocrité. L’on rougit d’abord de son crime et puis l’on s’y habitue; et le voilà qui d’immoral devient amoral et non sans usage dans la vie que nous nous sommes fabriquée.

L’erreur la plus vaste et la plus répandue exige, pour la soutenir, la vertu la plus désintéressée.

Le léger reproche auquel se prête d’habitude la vertu de patriotisme, ce sont les âmes nobles qui sont les plus susceptibles de l’encourir.

Les gens qui, tout en désapprouvant le caractère et les mesures d’un gouvernement, lui concèdent leur obéissance et leur appui sont sans conteste ses partisans les plus zélés et, par là, fréquemment, l’obstacle le plus sérieux aux réformes.

Comment peut-on se contenter d’avoir tout bonnement une opinion et se complaire à ça?

Quel plaisir peut-on trouver à entretenir l’opinion que l’on est opprimé?

Si votre voisin vous refait, ne serait-ce que d’un dollar, vous ne vous bornez pas à constater, à proclamer qu’il vous a roulé, ni même à faire une pétition pour qu’il vous restitue votre dû; vous prenez sur-le champ des mesures énergiques pour rentrer dans votre argent et vous assurer contre toute nouvelle fraude.

L’action fondée sur un principe, la perception et l’accomplissement de ce qui est juste, voilà qui change la face des choses et des relations; elle est révolutionnaire par essence, elle n’a aucun précédent véritable.

Il existe des lois injustes: consentirons-nous à leur obéir? Tenterons-nous de les amender en leur obéissant jusqu’à ce que nous soyons arrivés à nos fins — ou les transgresserons-nous tout de suite?

En général, les hommes, sous un gouvernement comme le nôtre, croient de leur devoir d’attendre que la majorité se soit rendue à leurs raisons. Ils croient que s’ils résistaient, le remède serait pire que le mal; mais si le remède se révèle pire que le mal, c’est bien la faute du gouvernement. C’est lui le responsable.

Pourquoi n’est-il pas plus disposé à prévoir et à accomplir des réformes? Pourquoi n’a-t-il pas d’égards pour sa minorité éclairée? Pourquoi pousse-t-il les hauts cris et se défend-il avant qu’on le touche?

Pourquoi n’encourage-t-il pas les citoyens à rester en alerte pour lui signaler ses erreurs et améliorer ses propres décisions? Pourquoi crucifie-t-il toujours le Christ? Pourquoi excommunie-t-il Copernic et Luther et dénonce-t-il Washington et Franklin comme rebelles?

L’on dirait que le refus délibéré et effectif de son autorité est le seul crime que le gouvernement n’ait jamais envisagé, sinon pourquoi n’a-t-il pas mis au point de châtiment défini, convenable et approprié?

Si un homme qui ne possède rien refuse, ne serait-ce qu’une fois, de gagner un dollar au profit de l’État, on le jette en prison pour une durée qu’aucune loi, à ma connaissance, ne définit et qui est laissée à la discrétion de ceux qui l’y ont envoyé; mais vole-t-il mille fois un dollar à l’État qu’on le relâche aussitôt.

Si l’injustice a un ressort, une poulie, une corde ou une manivelle qui lui est spécialement dévolue, il est peut-être grand temps de se demander si le remède n’est pas pire que le mal ; mais si, de par sa nature, cette machine veut faire de nous l’instrument de l’injustice envers notre prochain, alors je vous le dis, enfreignez la loi.

Que votre vie soit un contre-frottement pour stopper la machine.

Il faut que je veille, en tout cas, à ne pas me prêter au mal que je condamne.

Quant à recourir aux moyens que l’État a prévus pour remédier au mal, ces moyens-là, je n’en veux rien savoir. Ils prennent trop de temps et la vie d’un homme n’y suffirait pas. J’ai autre chose à faire.

Si je suis venu au monde, ce n’est pour le transformer en un lieu où il fasse bon vivre, mais pour y vivre, qu’il soit bon ou mauvais.

Un homme n’a pas tout à faire mais quelque chose, et qu’il n’ait pas la possibilité de tout faire ne signifie pas qu’il doive faire quelque chose de mal.

Je n’hésite pas à le dire: ceux qui se disent abolitionnistes devraient, sur-le-champ, retirer tout de bon leur appui, tant dans leur personne que dans leurs biens, au gouvernement (…).

S’ils [les êtres humains] écoutent la Voix de Dieu ils n’ont nul besoin, me semble-t-il, de compter sur une autre voix.

Tout homme qui a raison contre les autres, constitue déjà une majorité d’une voix.

Le gouvernement (…) ou son représentant (…), je le rencontre directement, et face à face, une fois l’an — pas plus — en la personne de son percepteur; c’est la seule forme sous laquelle un homme dans ma condition rencontre forcément l’État qui me dit alors clairement: «Reconnais-moi.» Alors, dans ce cas, la manière la plus simple, la plus efficace et, dans la conjoncture actuelle, la manière la plus urgente de traiter avec lui de la question, et d’exprimer la maigre satisfaction et tendresse qu’il nous inspire, c’est de le désavouer sur l’heure.

Je suis convaincu que si un millier, si une centaine, si une dizaine d’hommes - que je pourrais nommer —, si seulement dix honnêtes gens — que dis-je? -, si un seul honnête homme cessait, dans notre État (…), de garder des esclaves, venait vraiment à se retirer de cette confrérie, quitte à se faire jeter dans la prison du Comté, cela signifierait l’abolition de l’esclavage (…).

Peu importe qu’un début soit modeste: ce qui est bien fait au départ est fait pour toujours.

Sous un gouvernement qui emprisonne quiconque injustement, la véritable place d’un homme juste est aussi en prison.

La place qui convient aujourd’hui, la seule place que le gouvernement ait prévue pour ses esprits les plus libres et les moins abattus, c’est la prison d’État.

C’est [la prison], au sein d’un État esclavagiste, le seul domicile où un homme libre puisse trouver un gîte honorable.

S’il y en a pour penser que leur influence y perdrait [à se trouver en prison] et que leur voix ne blesserait plus l’oreille de l’État, qu’ils n’apparaîtraient plus comme l’ennemi menaçant ses murailles, ceux-là ignorent de combien la vérité est plus forte que l’erreur, de combien plus d’éloquence et d’efficacité est doué dans sa lutte contre l’injustice l’homme qui l’a éprouvée un peu dans sa personne même.

Donnez tout votre vote, pas seulement un bout de papier, mais toute votre influence.

Une minorité ne peut rien tant qu’elle se conforme à la majorité ; ce n’est même pas alors une minorité. Mais elle est irrésistible lorsqu’elle fait obstruction de tout son poids.

S’il n’est d’autre alternative que celle-ci: garder tous les justes en prison ou bien abandonner la guerre et l’esclavage, l’État n’hésitera pas à choisir.

Si un millier d’hommes devaient s’abstenir de payer leurs impôts cette année, ce ne serait pas une initiative aussi brutale et sanglante que celle qui consisterait à les régler, et à permettre ainsi  l’État de commettre des violences et de verser le sang innocent. Cela définit, en fait, une révolution pacifique, dans la mesure où pareille chose est possible.

Si le percepteur ou quelque autre fonctionnaire me demande, comme ce fut le cas: «Mais que dois-je faire?», je lui réponds: «Si vous voulez vraiment faire quelque chose, démissionnez!»

Quand le sujet a refusé obéissance et que le fonctionnaire démissionne, alors la révolution est accomplie. Même à supposer que le sang coule.

N’y a-t-il pas effusion de sang quand la conscience est blessée? Par une telle blessure s’écoulent la dignité et l’immortalité véritable de la personne humaine qui meurt, vidée de son sang pour l’éternité. Je vois ce sang-là couler aujourd’hui.

Suite 2/2 des Extraits de

"La Désobéissance civile"

de Henry David Thoreau

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Lundi 22 janvier 2007 1 22 /01 /2007 13:46

LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE

Henry David Thoreau

 - Extraits 2/2 -


Si quelqu’un vivait en se passant totalement d’argent, l’État lui-même hésiterait à lui en réclamer.

Le riche — sans que l’envie me dicte aucune comparaison — est toujours vendu à l’institution qui l’enrichit.

«Plus on a d’argent, moins on a de vertu», car l’argent s’interpose entre un homme et ses objectifs pour les réaliser et il n’a sûrement pas fallu une grande vertu pour s’enrichir ainsi.

L’argent met sous le boisseau nombre de questions auxquelles l’on serait autrement forcé de répondre, alors que la seule question neuve qu’il soulève, abrupte et superflue, c’est «comment le dépenser». Ainsi le point d’appui moral s’effondre à la base.

Les occasions de vivre diminuent en raison de l’augmentation de ce que l’on appelle les «moyens».

La meilleure chose qu’un homme puisse faire pour sa culture, lorsqu’il est devenu riche, c’est d’essayer de réaliser les idéaux qu’il entretenait lorsqu’il était pauvre.

Le Christ répondait aux Hérodiens selon leur condition: «Montrez-moi l’argent du tribut», leur dit-Il. Et comme l’un d’eux tirait un denier de sa poche: «Si vous vous servez d’une monnaie qui porte l’effigie de César et auquel César a donné cours et valeur, c’est-à-dire si vous êtes gens de l’État et bien aises de jouir des avantages du gouvernement de César, alors payez-le dans sa monnaie quand il le réclame: «Rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu!», les laissant ainsi guère plus éclairés qu’avant pour saisir la différence, car ils ne désiraient pas la connaître.

En m’entretenant avec les plus affranchis de mes concitoyens, je m’aperçois qu’en dépit de tous leurs propos concernant l’importance et la gravité de la question, et leur souci de la tranquillité publique, le fort et le fin de l’affaire c’est qu’ils ne peuvent se passer de la protection du gouvernement en place et qu’ils redoutent les effets de leur désobéissance sur leurs biens ou leur famille.

Pour mon compte personnel, il ne me plairait pas de penser que je doive m’en remettre à la protection de l’État; mais si je refuse l’autorité de l’État lorsqu’il me présente ma feuille d’impôts, il prendra et dilapidera tout mon avoir, me harcelant moi ainsi que mes enfants, à n’en plus finir. Cela est dur, cela enlève à un homme toute possibilité de vivre normalement et à l’aise — j’entends, sur le plan matériel -. À quoi bon accumuler des biens quand on est sûr de les voir filer?

Il faut louer quelques arpents, bien s’y installer et ne produire qu’une petite récolte pour la consommation immédiate.

L’on doit vivre en soi, ne dépendre que de soi, et, toujours à pied d’œuvre et prêt à repartir, ne pas s’encombrer de multiples affaires.

«Si un État est gouverné par les principes de la raison, pauvreté et misère sont des sujets de honte; si un État n’est pas gouverné par les principes de la raison, richesses et honneurs sont des sujets de honte.»

Il m’en coûte moins, à tous les sens du mot, d’encourir la sanction de désobéissance à l’État, qu’il ne m’en coûterait de lui obéir. J’aurais l’impression, dans ce dernier cas, de m’être dévalué.

Voici quelques années, l’État vint me requérir au nom de l’Église de payer une certaine somme pour l’entretien d’un pasteur dont, au contraire de mon père, je ne suivais jamais les sermons. «Payez», disait-il, «ou vous êtes sous les verrous.» Je refusai de payer. Malheureusement, quelqu’un d’autre crut bon de le faire pour moi. Je ne voyais pas pourquoi l’on devait imposer au maître d’école l’entretien du prêtre et pas au prêtre, celui du maître d’école, car je n’étais pas payé par l’État. Je gagnais ma vie par cotisations volontaires. Je ne voyais pas pourquoi mon établissement ne présenterait pas aussi sa feuille d’impôts en faisant appuyer ses exigences par l’État à l’imitation de l’Église. Toutefois, à la prière du Conseil Municipal, je voulus bien condescendre à coucher par écrit la déclaration suivante: «Par le présent acte, je, soussigné, Henry Thoreau, déclare ne pas vouloir être tenu pour membre d’une société constituée à laquelle je n’ai pas adhéré.» Je confiai cette lettre au greffier qui l’a toujours ; l’État ainsi informé que je ne souhaitais pas être tenu pour membre de cette Église, n’a jamais depuis lors réitéré semblables exigences, tout en insistant quand même sur la validité de sa présomption initiale. Si j’avais pu nommer toutes les Sociétés, j’aurais signé mon retrait de chacune d’elles, là où je n’avais jamais signé mon adhésion, mais je ne savais où me procurer une liste complète.

Je n’ai payé aucune capitation depuis six ans; cela me valut de passer une nuit en prison; tandis que j’étais là à considérer les murs de grosses pierres de deux à trois pieds d’épaisseur, la porte de bois et de fer d’une épaisseur d’un pied et le grillage en fer qui filtrait la lumière, je ne pus m’empêcher d’être saisi devant la bêtise d’une institution qui me traitait comme un paquet de chair, de sang et d’os, bon à être mis sous clef. Je restais étonné de la conclusion à laquelle cette institution avait finalement abouti, à savoir que c’était là le meilleur parti qu’elle pût tirer de moi; il ne lui était jamais venu à l’idée de bénéficier de mes services d’une autre manière. Je compris que, si un rempart de pierre s’élevait entre moi et mes concitoyens, il s’en élevait un autre, bien plus difficile à escalader ou à percer, entre eux et la liberté dont moi, je jouissais. Pas un instant, je n’eus le sentiment d’être enfermé et les murs me semblaient un vaste gâchis de pierre et de mortier. J’avais l’impression d’être le seul de mes concitoyens à avoir payé l’impôt. De toute évidence, ils ne savaient pas comment me traiter et se comportaient en grossiers personnages. Chaque menace, chaque compliment cachait une bévue; car ils croyaient que mon plus cher désir était de me trouver de l’autre côté de ce mur de pierre. Je ne pouvais que sourire de leur empressement à pousser le verrou sur mes méditations qui les suivaient dehors en toute liberté, et c’était d’elles, assurément, que venait le danger. Ne pouvant m’atteindre, ils avaient résolu de punir mon corps, tout comme. des garnements qui, faute de pouvoir approcher une personne à qui ils en veulent, s’en prennent à son chien. Je vis que l’État était un nigaud, aussi apeuré qu’une femme seule avec ses couverts d’argent, qu’il ne distinguait pas ses amis d’avec ses ennemis, et perdant tout le respect qu’il m’inspirait encore, j’eus pitié de lui.

L’État n’affronte jamais délibérément le sens intellectuel et moral d’un homme, mais uniquement son être physique, ses sens. Il ne dispose contre nous ni d’un esprit ni d’une dignité supérieurs, mais de la seule supériorité physique.

Je ne suis pas né pour que l’on me force. Je veux respirer à ma guise.

Seuls peuvent me forcer ceux qui obéissent à une Loi supérieure à la mienne.

Je n’ai pas entendu dire que des hommes aient été forcés de vivre comme ceci ou comme cela par des masses humaines — que signifierait ce genre de vie?

Lorsque je rencontre un gouvernement qui me dit: «La bourse ou la vie!», pourquoi me hâterais-je de lui donner ma bourse? Il est peut-être dans une passe difficile, aux abois; qu’y puis-je? Il n’a qu’à s’aider lui-même, comme moi. Pas la peine de pleurnicher. Je ne suis pas responsable du bon fonctionnement de la machine sociale. Je ne suis pas le fils de l’ingénieur.

Je m’aperçois que si un gland et une châtaigne tombent côte à côte, l’un ne reste pas inerte pour céder la place à l’autre; tous deux obéissent à leurs propres lois, germent, croissent et prospèrent de leur mieux, jusqu’au jour où l’un, peut-être, étendra son ombre sur l’autre et l’étouffera.

Si une plante ne peut vivre selon sa nature, elle dépérit ; un homme de même.

Je n’ai jamais refusé de payer la taxe de voirie, parce que je suis aussi désireux d’être bon voisin que je le suis d’être mauvais sujet; et quant à l’entretien des écoles, je contribue présentement à l’éducation de mes concitoyens.

Ce n’est pas sur un article spécial de la feuille d’impôts que je refuse de payer. Je désire simplement refuser obéissance à l’État, me retirer et m’en désolidariser d’une manière effective.

Je ne me soucie point de suivre mon dollar à la trace — si cela se pouvait — tant qu’il n’achète pas un homme ou un fusil pour tirer sur quelqu’un, le dollar est innocent — mais il m’importe de suivre les effets de mon obéissance. En fait, je déclare tranquillement la guerre à l’État, à ma manière à moi, mais bien décidé à tirer tout le parti possible de cet état de choses: à la guerre comme à la guerre.

S’il en est pour payer l’impôt que l’on me réclame, par solidarité envers l’État, ils ne font que continuer sur leur lancée, et même ils favorisent l’injustice dans une plus large mesure que l’État ne le requiert.

L’on ne saurait trop rester sur ses gardes, pour éviter que l’entêtement ou le respect indû pour l’opinion du monde ne déforme nos actes.

Veillons à ne faire que ce qui nous convient personnellement à un moment donné.

Si je pouvais me convaincre que j’ai tout lieu d’être satisfait des hommes tels qu’ils sont, tout lieu de les traiter en conséquence, et non point à certains égards, selon ce que j’exige et ce que j’attends d’eux et de moi, alors, en bon Musulman et en fataliste, je m’efforcerais de me contenter de l’état de fait, me disant que telle est la Volonté de Dieu.

Il y a une différence entre résister à la Volonté Divine et résister à une force purement aveugle et naturelle: c’est qu’à cette dernière je puis m’opposer; mais je ne saurais espérer, nouvel Orphée, changer la nature des rocs, des arbres et des bêtes.

Tout comme nos parents, aimons notre pays. Et s’il advient, un jour, que nous lui refusions l’hommage de l’amour ou celui du labeur, veillons bien aux effets, et tâchons que ce soit de par notre âme et non de par quelque appétit de règne ou de profit.

Le gouvernement ne me soucie guère et je ne veux lui accorder que le minimum d’attention.

Rares sont les moments où je vis sous un gouvernement, ici-bas.

Si un homme a l’esprit libre, le cœur libre et l’imagination libre, ce qui n’est pas, n’ayant jamais longtemps l’apparence d’être à ses yeux, les gouvernants ou les réformateurs sans sagesse, ne peuvent sérieusement menacer son repos.

La vérité du juriste n’est pas la Vérité: elle n’est que cohérence et opportunisme cohérent.

La Vérité est toujours en harmonie avec elle-même et ne se préoccupe pas, en premier lieu, de révéler la justice que l’on va accorder avec le méfait.

Ceux qui ne connaissent pas de Sources de Vérité plus pures, pour n’avoir pas remonté plus haut son cours, défendent — et ils ont raison — la Bible et la Constitution; ils y boivent avec vénération et humilité; mais ceux qui voient la Vérité ruisseler dans ce lac, cet étang, se ceignent les reins de nouveau et poursuivent leur pèlerinage vers la Source Originelle.

Aucun homme doué d’un génie de législateur n’est apparu en Amérique. De tels êtres sont rares dans l’histoire du monde. Des orateurs, des politiciens et des rhétoriciens, il s’en trouve à foison. Mais il n’a pas encore ouvert la bouche pour parler, celui qui est capable de trancher les questions tant débattues d’aujourd’hui.

Nous aimons l’éloquence pour l’éloquence et non pour la vérité qu’elle peut énoncer ou l’héroïsme qu’elle peut inspirer.

Il y a 1800 ans — je n’ai peut-être pas le droit de le dire — que le Nouveau Testament a été écrit; pourtant, où est le législateur doué d’assez de sagesse et de réalisme pour profiter de la Lumière que cet Enseignement jette sur la Législation?

L’autorité du gouvernement, même de celui auquel je veux bien me soumettre — car j’obéirai de bon cœur à ceux qui ont des connaissances et des capacités supérieures aux miennes et, sur bien des points, même à ceux qui n’ont ni ces connaissances ni ces capacités — cette autorité est toujours impure.

En toute justice, elle [l’autorité du gouvernement] doit recevoir la sanction et l’assentiment des gouvernés. Elle ne peut avoir sur ma personne et sur mes biens d’autre vrai droit que celui que je lui concède.

L’évolution de la monarchie absolue à la monarchie parlementaire, et de la monarchie parlementaire à la démocratie, montre une évolution vers un respect véritable de l’individu.

Le philosophe chinois lui-même avait assez de sagesse pour considérer l’individu comme la base de l’Empire.

La démocratie, telle que nous la connaissons, est-elle l’aboutissement ultime du gouvernement? Ne peut-on franchir une nouvelle étape vers la reconnaissance et l’établissement des droits de l’homme?

Jamais il n’y aura d’État vraiment libre et éclairé, tant que l’État n’en viendra pas à reconnaître à l’individu un pouvoir supérieur et indépendant d’où découlerait tout le pouvoir et l’autorité d’un gouvernement prêt à traiter l’individu en conséquence.

Je me plais à imaginer un État, enfin, qui se permettrait d’être juste pour tous et de traiter l’individu avec respect, en voisin; qui même ne trouverait pas incompatible avec son repos que quelques-uns choisissent de vivre en marge, sans se mêler des affaires du gouvernement ni se laisser étreindre par lui, du moment qu’ils rempliraient tous les devoirs envers les voisins et leurs semblables. Un État, qui porterait ce genre de fruit et accepterait qu’il tombât, sitôt mûr, ouvrirait la voie à un État encore plus parfait, plus splendide, que j’ai certes imaginé mais encore vu nulle part.


 

Partie 1/2 des Extraits de

"La Désobéissance civile"

de Henry David Thoreau


Pour aller encore plus loin
sur la voie de la désobéissance civique,
n'hésitez pas à cliquer sur:

http://www.desobeir.net/

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Mardi 13 février 2007 2 13 /02 /2007 11:45

Où se trouve le Bonheur?

" Le Bonheur est l'enfant de l'Amour."

Ange Francier

«Le Bonheur est dans le pré!», dit le poème.

Autrement dit, le Bonheur est ailleurs, puisque l’herbe est toujours censée être plus verte ailleurs…

«Cours-y-vite!» (dans le pré), dit encore le poème.

Alors, on y court, dans le pré, mais, quelque soit la vitesse à laquelle on court, cela se termine toujours par: «Trop tard, il a filé!»

Moralité: Aussi longtemps que l’être humain recherchera le Bonheur ailleurs qu’en lui-même il ne sera pas heureux.

Alors, si le Bonheur n’est pas dans le pré, alors où est-il donc?

Est s’il était tout simplement en soi, au plus profond de son intériorité? à ce sujet, l’écrivain brésilienne d’origine autrichienne, Roselis von Sass, écrit fort pertinemment: «Ce n’est point l’endroit où nous nous trouvons ni les dehors non plus qui rendent les personnes heureuses; le Bonheur provient de notre for intérieur, de ce que l’être humain sent en lui-même».

En réalité, le Bonheur est étroitement lié à l’Amour, de sorte que l’on peut dire que là où il n’y a pas d’Amour il n’y a pas de Bonheur. L’Amour donné et reçu pour et par tout ce qui vit est donc l’essence même du Bonheur.

Concernant le Secret du Bonheur, Roselis von Sass écrit:

«L’esprit humain libre et lié à la Lumière possède une force magnétique d’attraction. Cette force d’attraction inhérente à l’esprit rend possible la liaison — ou connexion — avec les lointaines Sphères du Royaume de la Lumière, où le Cœur de l’Amour Divin en activité,  bat au rythme de l’éternel Flux de la Vie...» (Roselis von Sass – «Amour – Bonheur»).

Ceci est la situation normale, mais comment est-il possible de perdre le Bonheur? Roselis von Sass explique:

«Lorsque, agissant de façon erronée contre les Lois de la Création, un esprit humain suit de faux chemins, la force magnétique d’attraction s’affaiblit puis s’éteint même complètement. Il se rend lui-même coupable d’avoir rompu les liens qui le liaient aux Sphères lumineuses de l’Amour Divin. Seule la force magnétique d’attraction d’un esprit lié à la Lumière peut entrer en contact avec la Force vivante de l’Amour. D’autres moyens, il n’y en a pas.»

L’on peut dire que l’Amour, quel qu’en soit le bénéficiaire, donne à l’esprit humain un tout particulier éclat tout en lui faisant intuitivement éprouver le plus haut Bien-Être spirituel.

Là où existe un authentique Amour, qu’il soit pour le Créateur (Adoration), pour les êtres plus élevés (Admiration), pour les êtres humains («Aime Ton prochain comme Toi-même!») ou pour les Mondes animal, végétal ou même minéral (Protection), réside le Bonheur.

Le Bonheur, tout comme l’Amour, est une vibration spirituelle. Le Bonheur est, pour un être humain, l’état vibratoire résultant du pur Amour pour tout le Vivant.

Par le Bonheur l’être humain s’approche des Plans plus élevés et, ce faisant, son Bonheur s’accroît encore. Alors que la peur et la haine les sépare, le pur Amour unit toujours plus étroitement esprit, âme (corps intermédiaires) et corps terrestre. Le véritable Amour embrase l’esprit humain.

Le véritable Amour réunit les esprits s’efforçant vers la Pureté et le Bonheur ainsi éprouvé donne à ces esprits une impulsion encore plus grande à spirituellement se perfectionner. Grâce à l’Amour existe la volonté de s’amender et de devenir meilleur.

L’Amour est le chemin vers le Perfectionnement de soi-même. Le Perfectionnement de soi-même est le Chemin assuré vers le Bonheur.

 

Pour aller plus loin:


Livre sur le Bonheur

 

Conférence sur le Bonheur

 

 

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Lundi 5 mars 2007 1 05 /03 /2007 10:17

La politique peut-elle
changer la
vie?

 

L'être humain, insatisfait de sa vie, aimerait bien changer de vie, aimerait bien changer sa vie, il voudrait ... être heureux!

Le Bonheur, qui vient de l’intérieur de l’être et résulte directement de sa capacité d’aimer et de se réjouir de ce qu’il a et de ce qui lui arrive, est, d’abord, une affaire individuelle.

Et puis c’est aussi, bien souvent, une affaire à deux (couple), et puis à trois, quatre, cinq, etc. (famille), car c’est, généralement, d’abord, ainsi que l’on peut apprendre à vivre l’Amour.

La politique est l’art de vivre ensemble dans la «polis», c’est-à-dire dans la cité, donc en société. C’est une notion qui nous vient de la Grèce antique, tout comme la «démocratie» (pouvoir du peuple) et beaucoup d’autres notions fondant, encore aujourd’hui, la civilisation occidentale.

S’il est patent que la politique ne peut fondamentalement pas créer le Bonheur là où, potentiellement, il n’existe pas déjà, elle peut, tout de même, en créer les conditions extérieures.

La plupart des politiciens promettent assurément la «croissance» et de «raser gratis» mais combien promettent le respect intégral du Vivant et de la Nature, incluant les animaux, si maltraités, l’arrêt total de la pollution en tous genres et de la dictature de la chimie envahissant tout, la liberté de conscience et des choix thérapeutiques, etc., etc.?

Il en est au moins un qui a, aujourd’hui, en France, tout cela dans son programme. C’est Jean-Marc Governatori de La France en Action, soigneusement occulté par la plupart des médias, quasi-uniquement braqués sur les représentants des grands partis, dont, oubliant les autres, ils matraquent quotidiennement la propagande…

Fatigués des batailles idéologiques dépourvues d'effets concrets, des petites décisions ne changeant pas grand chose, de la langue de bois, de l'auto-centrisme des ténors de la politique, nous sommes donc en quête d'un véritable renouveau en politique, un renouveau qui pourrait enfin "changer la vie"...

Nos préoccupations sont notamment celles d'une minorité silencieuse, qui, depuis longtemps, s'est détournée  de la politique. Jean-Marc Governatori, Président du parti "La France en Action", candidat à l'élection présidentielle et présentant son parti pour les législatives, représente-t-il une véritable alternative?

Jean-Marc Governatori, nous l'avons rencontré et entendu en conférence publique et déjà reconnu comme un homme qui se lève... Examinons, encore de plus près, ce qu'il dit.

Notamment, il dit:

Sur la responsabilité individuelle:

<<Nous avons tous une part de responsabilité concernant la réalité des jeux politiques en coulisse. Nous avons également la responsabilité de changer cet état de fait. Nous sommes maîtres de notre destinée, car nous sommes maîtres de notre attitude. Nos meilleurs alliés pour changer la donne sont la conscience, l'exemplarité de nos attitudes et de nos choix individuels.

Sur la confiance:

Rétablir la confiance est l'axe central de toute ma démarche. La confiance est le lubrifiant essentiel dans la collectivité humaine afin d'oeuvrer pour une démocratie participative et active. Sans confiance, à peu près rien n'est envisageable.

Un certain nombre de mesures sont évoquées sur notre site internet (www.lafranceenaction.com) et dans mon livre "Vivre c'est possible": pas de cumul des mandats, promotion de "nouvelles têtes" en politique, limitation d'âge au Parlement et au Conseil économique et social pour éviter les retraites dorées sur le dos des contribuables, obligation d'améliorer les critères essentiels pour les représentants à l'Assemblée Nationale, les crimes et délits devraient être un critère de blocage pour les candidats qui se représentent à la députation.

Il va de soi que pour rétablir la confiance il faut également s'attaquer aux graves problèmes que sont: le déficit de l'Etat, le taux des prélèvements obligatoires, le taux de chômage. Mais également le pourcentage d'énergies douces, l'élection des députés avec une dose de proportionnelle, la création d'un Parlement des Minorités dont les membres issus du suffrage universel, non rémunérés, sont les représentants des partis absents de l'Assemblée Nationale ou bien un Conseil National des Citoyens composé de 577 membres tirés au sort, le référendum d'initiative populaire, le contrôle des fonds publics: le président de la Cour des Comptes doit être nommé par l'opposition. Les députés d'opposition doivent avoir un accès facilité aux Comptes de la nation, institutionnaliser la coopération entre les gouvernants et les 63 millions de contribuables.
Les pouvoirs publics doivent également soutenir le million de petites associations de notre pays: leurs membres agissent avec cœur, ils représentent une voie d'accès au bien-être durable.
Pour nos seniors, pour nos écosystèmes, par exemple, il faut rétablir et entendre, localement et nationalement, des Conseils des Anciens, dont les membres seraient issus exclusivement de la société civile. Il faut prouver, par des actes, à ceux que les pouvoirs publics ont l'habitude d'ignorer, qu'ils sont entendus (dirigeants de petites entreprises, habitants des cités, mal logés, personnes handicapées, protecteurs des animaux, retraités à petits revenus…), réduire de 10 % les indemnités du Président, des ministres, des députés, des sénateurs et membres du Conseil économique et social. Cette mesure symbolique sera un signal.
Pour ce qui est de la confiance que l'on pourrait m'accorder, je n'ai pas à convaincre, apprenez à connaître mon passé, voyez comme je suis au présent. J'applique d'abord à moi-même les principes que je prône pour un plus grand nombre.
La qualité d'une civilisation se mesure à son exemplarité et à l'attention qu'elle porte à ceux qu'on n'entend pas.

Sur les réformes:

Avant de réformer quoi que ce soit, il faut rétablir la confiance. Il est essentiel de contrôler les fonds publics, de mettre en œuvre une politique d'assurance de bonne santé et non d'assurance maladie. La réduction du budget militaire fait aussi partie de notre programme. Mais, à long terme, une éducation mettant en valeur l'éthique, le savoir-être, le respect de l'intérêt commun pérennisera les actions engagées.

J'ai, pendant des années, aidé des entreprises au bord de la faillite, or ce qui semblait inéluctable n'est pas arrivé grâce à mon action et à la participation de chaque membre au cœur de ces sociétés. C'est avec ce même cœur que je m'engage pour notre pays tout entier. C'est devant l'urgence de la situation que j'ai décidé de m'engager politiquement.

Sur le référendum d'initiative populaire:

"La démocratie exige la sagesse, car, sans cette vertu, la démocratie crée la démagogie, puis la ruine. C'est pourquoi, je dis oui au référendum d'initiative populaire. 10% des électeurs d'une commune, d'un département, d'une région ou de notre pays doivent pouvoir exiger que soit inscrite à l'ordre du jour de l'assemblée délibérante de la collectivité concernée, l'organisation d'une consultation sur toute affaire relevant de la décision de cette assemblée. À défaut, le référendum sera organisé sur le sujet dans les 6 mois suivants le rassemblement des signatures. Pour les problèmes essentiels de notre société (éducation, emploi, fiscalité, retraite…), seule la légitimité donnée par un référendum permettra la réforme. Après un débat national public, un référendum avec plusieurs options détaillées permettra aux citoyens de prendre leurs responsabilités."

Sur la liberté de conscience

"Nous sommes dans un État de droit et nous devons tout faire pour maintenir cet état de droit. Le rapport parlementaire sur les sectes a manqué de professionnalisme, d'honnêteté et de sérieux. S'il y a d'authentiques dangers sectaires, il ne sert à rien de faire des rapports ou des listes noires dans des ministères. Il faut aller sur le terrain, vérifier les informations, ne pas faire de politique-sensation et obtenir des résultats concrets pour faire respecter l'Etat de droit, si nécessaire.

Sur la liberté thérapeutique:

"Pour faire bouger les choses, il faut employer la voie législative et donc que les personnes qui se sentent concernées investissent le champ politique. Parallèlement, il est essentiel de mettre en œuvre des essais cliniques afin de jauger les résultats qu'obtiennent les techniques médicales dites "alternatives" en milieu hospitalier."

Sur le secret défense:

"Il faut être réaliste. Aujourd'hui aucun homme politique ne peut lever d'un bloc, le Secret Défense. Par contre, étudier, au cas par cas des levées partielles ou totales du secret sur certains types de documents est possible. La levée du Secret Défense ne peut se faire que de manière tempérée et progressive. Pour ce qui est des conflits que peuvent occasionner certaines technologies développées par la recherche civile indépendante, seuls les politiques peuvent arbitrer ce genre de chose. Il revient donc aux citoyens concernés par ce genre de problème de s'engager politiquement afin d'être correctement représentés et entendus."

Sur la paix:

Il faut soutenir et donner force aux mouvements pacifiques de ces pays en conflit. J'œuvre d'ailleurs déjà en ce sens depuis plusieurs années avec mon association "La Fédération Agissons". J'organise, depuis l'an dernier, la semaine mondiale pour le désarmement et j'ai mis en place une pétition pour la tenue d'un sommet mondial du désarmement.

Sur l'honnêteté en politique:

"La France en Action" n'accepte ni don, ni cotisation. Notre parti est d'essence associative et composé d'individus issus de ce milieu qui agissent sur le terrain. C'est toute la différence avec les autres partis politiques, constitués d'intellectuels et d'énarques.

Sur le nucléaire et les alternatives:

Réduire la part, autant que faire se peut, de l'énergie nucléaire est important. Cependant, on ne peut arrêter brutalement toute notre industrie nucléaire. Même si un référendum nationale décidait de la sortie du nucléaire il nous faudrait une bonne dizaine d'années pour gérer notre parc nucléaire en ce sens et des décennies de contrôles des sites et de gestion des déchets. En ce qui concerne un large programme d'écotechnologie, c'est notre raison d'être. C'est un objectif affiché de "La France en Action".

Sur les OGM:

Les OGM et en général toutes les manipulations génétiques qui visent à modifier la structure intime du vivant sont une question de vie ou de mort pour les futures générations. Il faut donc une force politique pour opposer un veto à ces nouvelles techniques qui fabriquent des chimères et polluent la planète. En ce qui concerne l'agrobiologie, j'ai mentionné dans mon livre que la France doit devenir la référence mondiale de production agrobiologique.

Sur le financement de La France en Action:

Mon engagement politique me coûte ma fortune personnelle. La campagne présidentielle va me coûter 1 million d'euros, somme que j'ai économisée à cette fin. Reste à savoir si j'aurais les 500 signatures. Les maires sont mis sous pression des grands partis pour accorder leur signature à des présidentiables désignés souvent d'avance. Pour ce qui est des cotisations du parti "La France en Action", il n'y en a pas. Un SDF sans le sou peut y adhérer et apporter sa contribution humaine...>>


 

Jean-Marc Governatori
dénonce la confication du Vivant

Pour entrer dans l'action:

Conférence

"La politique peut-elle changer la vie?"

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Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /2007 22:20

Voulez-vous devenir député(e)?

 

Une idée géniale! Soyez candidat(e) aux prochaines élections législatives et, en plus de vous faire plaisir, vous ferez une bonne action!

Le pire qu’il puisse vous arriver c’est d’être élu(e)! Et alors vous seriez juste condamné(e) à recevoir 5000 € par mois (tous impôts déduits) à quoi il faudrait, quand même, ajouter la bagatelle de 10.000 €, juste pour faire face à vos frais courants (déplacements, séjours à Paris, etc.) En plus, votre retraite serait doublée !

Bien sûr, ce ne sont pas de telles pensées intéressées qui vous pousseront à devenir candidat(e) du seul mouvement politique présentant, en France, un programme réellement au service de la Vie et du Vivant: La France en Action!

Mais, conscient(e) du fait que «la maison brûle» vous vous portez candidat(e) pour entrer dans l'action et venir en aide à votre pauvre pays – La France -, à ses habitants malmenés, à ses grands esprits vilipendés, à ses anciens laissés sur la touche, à ses chômeurs laissés pour compte, à ses malades privés de toute prévention ainsi que des médecines et des remèdes qui guérissent vraiment, à ses handicapés abandonnés, à ses écoliers sursaturés de choses inutiles et privés de l’essentiel, à ses animaux sauvages et domestiques maltraités et assassinés, à sa Nature pillée et saccagée, à ses ressources dilapidées, à son environnement toujours plus bétonné et artificialisé, etc., etc.!

Vous pensez que vous ne pouvez pas être candidat à la députation, que c’est compliqué, que vous ne savez pas comment faire, etc.

Il suffit d’envoyer à cette adresse: info@lafranceenaction.com un petit mail disant, en substance, ce qui suit:

 

<<Bonjour à vous, La France en Action!,

Après avoir examiné le programme de Jean-Marc Governatori et de La France en Action, je déclare vouloir être candidat de La France en Action aux prochaines élections législatives, de préférence à ………….. (localité).

J’ai bien noté qu'il est possible d'être candidat en dehors de chez soi.

J'ai bien compris que, pour que les électeurs ayant cette sensibilité et ces préoccupations puissent s'exprimer lors de ces élections législatives, il est important que La France en Action ait des candidats dans toutes les 577 circonscriptions et c'est ce qui motive ma candidature.

Je précise que j’ai - je n'ai pas - l'intention de faire campagne.

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir me trouver un(e) suppléant(e) pour m’aider à effectuer les démarches officielles et me dire comment je dois procéder et quels justificatifs je dois fournir.

Naturellement, si, par miracle, j'étais élu(e), je siègerais, comme il se doit, comme député(e) à l'Assemblée Nationale, sous les couleurs de La France en Action.

Avec mes actives pensées au service de la bonne cause,


Signature>>

 

Après quoi - c’est-à-dire après avoir reçu la réponse -, il y a juste à se laisser guider …

Il faut juste ne pas traîner. C’est à faire maintenant, donc tout de suite. Après, il sera trop tard.

Réponses aux éventuelles objections

Vous avez l’impulsion de le faire, mais…

Certains diront: «Inutile que je me présente; je n’ai pas moyen de faire campagne et je n’ai aucune chance d’être élu(e).»

Aucune importance! Il n’est pas nécessaire de devoir faire campagne ni même d’espérer être élu. Ce qui compte c’est que chaque électeur/trice ayant cette sensibilité puisse voter pour un candidat de La France en Action. Pour cela il est nécessaire que La France en Action soit représentée dans les 577 circonscriptions existantes (en moyenne, cinq par département) et pour cela il faut un candidat de La France en Action dans chaque circonscription !

Pour l’instant (début Avril 2007), l’on est encore loin du compte (dans les 350…)! De ce fait, chaque candidature est extrêmement utile!

Même si, à l’arrivée, il n’y a aucun député de La France en Action, si La France en Action recueille 5, 10 ou même 15% des voix dans le pays, elle deviendra une force politique décisice, capable d’influencer le cours des choses…

Chaque candidat potentiel est donc juste invité(e) à donner son nom! Sauf d’être élu, cela ne l’engage à pas plus que ça!

D’autres objecteront: «Je ne souhaite pas être candidat, car, dans ma circonscription, je n’ai pas que des amis et souhaite continuer à demeurer relativement discret..»

Là aussi, pas de problème, car, si, par exemple, vous habitez Biarritz vous pouvez très bien être candidat à Annecy ou à Paris ou même dans les DOM-TOM!

Alors, plus d’excuse! Entrez dans l’Action! Entrez dans La France qui, au lieu de subir, se bouge, entrez dans La France en Action!

Pour en savoir plus sur l’excellent programme de La France en Action:

Vivre c’est possible!

Santé Totale!

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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /2008 12:59

 Je veux savoir...

 
Je ne m'intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,
Je veux savoir à quoi tu aspires,
Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton cœur.

Je ne m'intéresse pas à ton âge.
Je veux savoir si, pour la quête de l'amour et de tes rêves,
Pour l'aventure de te sentir vivre,
Tu prendras le risque d'être considéré comme fou.

Je ne m'intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,
Si les trahisons vécues t'ont ouvert,
Ou si tu t'es fané et renfermé par crainte de blessures ultérieures.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,
Sans t'agiter pour la cacher, l'amoindrir ou la fixer.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,
Si tu oses danser, envahi par l'extase jusqu'au bout des doigts et des orteils
Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.

Je ne m'intéresse pas à la véracité de l'histoire que tu racontes.
Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu'un pour rester fidèle à toi-même,
Si tu supportes l'accusation d'une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.

Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres
Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté;

Je veux savoir si tu peux vivre avec l'échec, le tien ou le mien,
Et malgré cela rester debout au bord du lac
Et crier: «Oui!» au disque argenté de la lune.

Je ne m'intéresse pas à l'endroit où tu vis ni à la quantité d'argent que tu as.
Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir,
Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.

Je ne m'intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.
Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.

Je ne m'intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.
Je veux savoir ce qui te soutient à l'intérieur, lorsque tout le reste s'écroule.

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,
Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides.


Oriah Mountain Dreamer (an Indian Elder)

Par Art de Vivre Juste - Publié dans : L'Art de Vivre Juste
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Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /2008 22:23

Le Guide du Cadeau Utile

 

Un cadeau doit être utile

Noël est traditionnellement l’époque où les êtres humains s’échangent des cadeaux. Le mot «Noël» signifie «Naissance» ou «Nativité». Il s’agit, dans l’Occident chrétien, de célébrer la Naissance de Jésus-Christ, reconnu en tant que Fils de Dieu Sauveur.

Au départ, la coutume de se faire mutuellement des cadeaux trouve son origine dans le fait que Noël est une Fête de l’Amour, puisque, selon la croyance chrétienne, c’est par Amour que Dieu le Père a envoyé Son Fils Jésus (Nom signifiant «Dieu Sauve») à l’humanité pécheresse et égarée, que c’est aussi par Amour que le Christ est venu S’incarner dans l’humanité, et aussi parce qu’Il est Lui-même l’Incarnation, la Personnification de l’Amour de Dieu.

Même s’il n’a pas ou plus, pour eux, de signification spirituelle ou religieuse, de nombreux non-Chrétiens, qu’ils appartiennent à d’autres confessions religieuses ou qu’il soient agnostiques, célèbrent également Noël, en lequel certains d’entre eux, malgré leur indifférence religieuse, reconnaissent quand même en Noël une Fête de l’Amour et donc une occasion de réjouissance, de sorte que, comme les Chrétiens, ils se font aussimutuellement des cadeaux.

Or, si l’on offre des cadeaux à ses proches et à ses amis, c’est justement, en principe, parce qu’on les aime. Mais est-ce aimer un alcoolique que de lui offrir une bouteille d’alcool? Est-ce aimer un fumeur que de lui offrir une pipe ou une boîte de cigares? Est-ce aimer un drogué  que de lui offrir le kit du «parfait» héroïnomane? Est-ce aimer un bagarreur que de lui offrir un couteau à cran d’arrêt? Est-ce aimer un goinfre que de lui offrir un énorme gâteau à la crème et de grosses boîtes de chocolats? Est-ce aimer un fou du volant que de lui offrir un cabriolet de sport montant à 240 kms/heure? Est-ce aimer un petit enfant que de lui offrir, parce qu’il apprécie le spectacle du feu ou parce qu’il aime jouer au cow-boy, un briquet ou une véritable arme à feu? Etc., etc.

Poser toutes ces questions, c’est déjà y répondre. Si, ensuite l’alcoolique, le fumeur ou le drogué, du fait du cadeau inconsidérément offert, s’enfoncent encore plus dans leur dépendance, si le bagarreur agressif ou l’enfant amateur de western utilisent l’arme offerte pour tuer quelqu’un, si le goinfre se déclenche une énorme crise de foie, si le fou du volant se tue sur la route ou fauche des passants, le donateur va-t-il être fier de son cadeau ?  Un cadeau qui va dans le sens d’encourager une addiction ou même un vice est un cadeau empoisonné, un cadeau qui sèmera non pas la bénédiction, la joie et le bonheur, mais la malédiction, la désolation et la consternation.

Pourtant, le donateur ne voulait pas cela! Il ne le voulait pas, mais il l’a fait quand même, en général non par mauvais vouloir avéré, mais, étourdiment, tout bêtement, parirréflexion, par superficialité dans le don.

Un grand pourvoyeur de maux: La superficialité dans le don

Certes, les conséquences de cadeaux inconsidérés ne sont, heureusement, pas toujours aussi rapidement dramatiques.

Peut-être le donateur voulait-il juste rapidement et facilement se débarrasser des «obligations» résultant d’une coutume familiale et/ou sociale ressentie comme relativement contraignante? Alors, même s’il ne va pas offrir à quelqu’un un présent encourageant une quelconque addiction, il va, le plus souvent, expédier son «devoir» en offrant soit le dernier livre ou film à la mode, dont on a parlé à la télévision, à la radio ou dans les magazines…, soit en offrant une bouteille d’alcool déclenchant possiblement ensuite une grosse «GDB» («gueule de bois») ou bien une grosse boîte de chocolats probablement ultérieurement génératrice de crises de foie…

Outre les possibles conséquences négatives se manifestant par la suite, il est clair que de tels cadeaux, en dehors de l’immédiat plaisir des sens (ce qui ne concerne que le corps), ne génèrent généralement que peu de véritable joie (qui, seule, concerne l’intériorité de l’être).

Une grande Bénédiction: Le Cadeau effectué en toute conscience

Quelle supériorité, dans l’acte d’offrir, si l’on effectue véritablement un Cadeau ou un Don, en conscience, avec son cœur!

En ce cas, c’est tout différent, loin de pouvoir se transformer en malédiction, un Cadeau sera toujours une source de véritables bienfaits.

En effet, cela suppose, à chaque fois, une réflexion approfondie à l’égard de chaque destinataire du cadeau. Il convient de réfléchir d’abord à – «Primum non nocere!» - ce qui ne va lui causer aucun tort de quelque nature que ce soit, puis à s’efforcer de ressentirce qu’il est, ce qu’il souhaite au plus profond de lui, ce qu’il aime vraiment faire, etc.

Et là, comme l’on dit, cela change tout!

Alors, il y aura, certes, des cadeaux fortement individualisés, mais il pourra aussi y avoir des cadeaux pouvant, de façon générale, convenir à «tout le monde», parce que, en fonction de la «Pyramide des Besoins» (déterminée par Maslow), tous les êtres humains ont les mêmes besoins fondamentaux.

Cadeaux de Santé

En fonction des enquêtes d’opinion – et aussi en fonction de cette «Pyramide» - il est possible de se rendre compte que l’un des besoins les plus fondamentaux de l’être humain est le besoin de Santé. En effet, en ce qui concerne la vie sur Terre, la Santé apparaît toujours, avant même l’argent, comme le premier de tous les biens, car que sert-il de disposer d’une immense fortune si, malade et souffreteux, l’on demeure «cloué» à un lit d’hôpital?

À notre époque, où la Santé individuelle de chacun n’a probablement, du fait de toutes sortes de circonstances intérieures et extérieures, jamais autant été aussi menacée, lescadeaux de Santé sont probablement, en ce qui concerne les cadeaux généraux utiles à offrir à tout le monde, les cadeaux aujourd’hui les plus appréciables. Ce genre de cadeaux pourra consister à offrir des supports d’informations (livres, films, etc.) contenant de précieuses données relatives à la Santé ou bien à offrir, directement, des Produits Naturels de Santé.

Il ne viendra jamais à l’idée d’un être humain sensé d’offrir à un proche, pour son Noël, une grosse boîte d’aspirine, parce que chacun sait, au moins inconsciemment, qu’un tel produit chimique de synthèse n’est, à a vérité, pas un produit de santé mais juste un triste palliatif, servant à anesthésier la douleur révélatrice d’une maladie née, le plus souvent, de la transgression de telle ou telle Loi de la Nature.

Voici, maintenant, de façon tout à fait concrète, à titre d'exemple, une idée d'un véritableCadeau de Santé

En donnée de base, il importe aussi d’être préalablement conscient que les Cadeaux seront véritablement utiles si le dispensateur de cadeaux tient compte, en premier lieu, du niveau de conscience de son bénéficiaire. Par exemple, même animé des meilleurs intentions, il ne viendra jamais à l’idée d’un dispensateur sensé d’offrir à un enfant une encyclopédie médicale spécialisée en vingt volumes, car il ne saurait rien en faire!

A titre d'exemple, il peut être utile d'offrir à un être humain un cadeau pouvant générer un savoir susceptible, un jour, de lui permettre, par la guérison d'une grave maladie,  de sauver sa vie ou celle d'un proche...!

Exemple: 

Par Art de Vivre Juste - Publié dans : L'Art de Vivre Juste
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Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /2008 20:09

Les quatre Cadeaux de Noël

Hans, Werner, Peter et Ludwig étaient, dans l’ordre de naissance, quatre frères qui vivaient ensemble dans une chaumière de la Bavière.
Alors que l’on était dans le Temps de l’Avent, donc avant Noël, le Père Noël leur apparut, un soir, tandis qu’ils buvaient leur soupe près de l’âtre.
-    Beaucoup ne croient pas ou plus en moi, leur dit-il, pourtant j’existe réellement, la preuve c’est que vous me voyez devant vous. En fait, je suis le bon Génie de Noël, créé par la pensée de nombreux êtres humains et c’est moi qui exauce leurs vœux les plus intimes.
Tandis que le Père Noël les considérait avec bonhomie, les quatre frères se regardèrent, perplexes. Mais le Père Noël reprit:
-    Étant donné que c’est, cette fois, un Noël particulier, vous avez le droit, chacun, de faire un unique vœu et il sera exaucé par les Puissances célestes, dont je suis le Messager. Alors, réfléchissez bien à ce que vous voulez demander, car – c’est une Loi de l’Esprit, c’est exactement et uniquement cela que vous obtiendrez…
Alors Hans, l’aîné et le plus sage des quatre, lui demanda:
-    Y a-t-il une limitation à ce qu’il est possible de demander?
-    Aucune autre limitation que celle que vous confère votre nature humaine!, répondit le Père Noël, avec un grand sourire.
Hans hocha la tête, alors, de façon désordonnée, Werner, Peter et Ludwig demandèrent simultanément:
-    Pouvons nous avoir à manger, à boire, la richesse, la gloire? …
Le Père Noël les coupa:
-    Je ne veux rien savoir à l’avance de ce que vous voulez. Vous devez simplement déposer votre soulier dans la cheminée et veiller à ce qu’il soit bien proportionné à ce que vous voulez.
-    Mais à qui devons-nous dire ce que nous voulons?, questionna Ludwig.
-    Il vous suffit de l’écrire sur un petit bout de papier et de placer celui-ci dans votre soulier, assura le Père Noël.
-    OK, dirent les quatre frères, qui n’avaient plus de question.
Se volatilisant, le Père Noël disparut alors comme il était apparu.
Les quatre frères employèrent le temps qui leur restait avant Noël à  - tâche conséquente - confectionner chacun leur soulier ou chausson personnel, chacun à part des autres.
Le 24 Décembre en début d’après-midi, ils s’en vinrent tous les quatre placer chacun respectivement son chausson devant la cheminée. Heureusement que celle-ci était très grande, car les quatre chaussons, pour des chaussons, étaient immenses.
En fait, ils étaient inversement proportionnels à l’âge et à la taille des quatre frères.
-    Qu’avez-vous demandé?, voulut savoir Ludwig en interrogeant ses quatre frères.
Mais aucun des trois autres n’accepta de répondre. Du reste, Ludwig, lui non plus, ne voulait rien dire à ses frères. Du fait du désir commun de confidentialité, chacun plaça son écrit dans une enveloppe fermée, laquelle fut déposée par chacun dans chaque chausson respectif.
L’après-midi passa lentement et Werner, Peter et Ludwig se demandaient à quel moment leur vœu allait se réaliser… Ils interrogèrent Hans et celui-ci répondit:
-    C’est forcément à Minuit.
-    Pourquoi Minuit?, voulut savoir Ludwig.
-    Parce que c’est l’Heure où le Sauveur est né!, répondit Hans.
Ludwig hocha la tête.
-    Alors, nous allons rester là à attendre dit Werner.
-    Non!, dit Hans, surtout pas!
-    Et pourquoi non?, demanda Peter.
-    Parce que si nous restons là devant, rien ne se passera!, assura Hans.
Les trois autres n’en étaient pas sûrs, mais, dans le doute, au cas où Hans aurait raison et dans l’impossibilité de pouvoir, de nouveau, interroger le Père Noël, ils préférèrent ne pas courir le risque et se résignèrent à aller se coucher avec Hans, dans la chambre commune…
Ils s’endormirent difficilement, la tête remplis de rêves extravagants. Seul Hans resta éveillé, contemplant la pleine Lune par la lucarne entrouverte…
Au premier des douze coups de Minuit, scandés par la vieille horloge de la salle commune, ils bondirent hors de leurs lits sur leurs pieds et voulurent aussitôt dévaler l’escalier, mais Hans les retint en leur criant:
-    Stooooooop! Il faut encore attendre! Si vous arrivez avant le douzième coup, le charme est rompu et aucun vœu ne sera exaucé!
Ils furent figés dans leur élan, se maîtrisèrent avec peine et comptèrent les coups, un par un, en haut de l’escalier, jusqu’au dernier. Au douzième, ce fut la cavalcade et plus rien ni personne n’aurait pu les retenir. Ils traversèrent la salle commune en volant plus qu’en marchant et se ruèrent, chacun, sur leur chausson respectif!!!
Dans le chausson de Ludwig, le plus replet des quatre, il y avait un énorme boudin blanc, tout dégoulinant de graisse…
Dans le chausson de Peter, le plus avide des quatre, il y avait un immense lingot d’argent, tellement gros et tellement lourd que son chausson était complètement écrasé sous son poids…
Dans le chausson de Werner, le plus assoiffé de pouvoir des quatre, il y avait un sceptre d’or, tellement long et pesant qu’il dépassait largement du chausson et le déséquilibrait copieusement…
Hans arrivait paisiblement derrière et regarda les physionomies de ses trois frères: Tout d’abord la stupeur, puis l’incrédulité, puis l’émerveillement, puis la perplexité, puis … la déception!
-    Frères! Qu’est-ce qu’il y a qui ne va pas? N’êtes-vous pas satisfaits de voir vos désirs enfin exaucés?
Ludwig le regarda, décontenancé, et dit:
-    Mon boudin…
-    Eh bien quoi? interrogèrent Hans et les autres.
-    Il n’est pas cuit!
-    Donne-moi ton papier!, dit Hans.
-    Quel papier?, dit Ludwig, un peu hagard…
-    Celui où tu as inscrit ton vœu, bien sûr!
Ludwig se pencha par-dessus son chausson graisseux et aperçut son enveloppe tout au fond du chausson – le Père Noël ne l’avait donc pas emportée en livrant son cadeau – partiellement écrasé par le boudin… Il s’en saisit avec peine et la tendit, couvert d’huile, à Hans, qui la prit du bout des doigts et, après l’avoir ouverte, déplia délicatement le message.
- Comment se fait-il que l’enveloppe n’était pas ouverte?, interrogea Peter avec stupéfaction.
-    Je suppose que le Père Noël a une très bonne vue!, répondit Hans, qui - semblant juger cela plus important - se mit à lire le papier de Ludwig: «Je désire un énorme boudin blanc!» Eh bien tu as ce que tu as voulu? Où est le problème?
-    Mais - qui l’eût cru? - je te dis qu’il est cru! Comment veux-tu que je cuise une pareille énormité? Aucune marmite de la cuisine ne peut contenir un tel mastodonte!
-    Si tu n’as pas précisé que tu le voulais cuit, c’est de ta faute!, affirma Hans.
Ludwig demeura éberlué, tout en se grattant la tête puis le ventre, puis il s’affala, complètement découragé, sur son énorme boudin blanc pas cuit …
Puis ce fut le tour de Peter de se plaindre:
-    Oui!, qu’est-ce que je peux faire d’un pareil morceau!?! Je ne peux même pas le bouger… Et il désignait l’énorme lingot d’argent, qui avait écrasé tout son chausson.
-    Mais qu’as-tu demandé?, le questionna Hans. Montre-moi ton papier!
Peter regarda dans son chausson et aperçut son message au Père Noël en partie coincé sous le lingot… Il se baissa et tira sur l’enveloppe pour l’extraire. Il y réussit à grand peine, après en avoir déchiré un petit bout resté coincé sous le lingot.
Werner remarqua que cette enveloppe, elle non plus, n’avait pas été ouverte par le Père Noël.
-    Incroyable!, dit-il, en se grattant la tête. Comment a-t-il donc fait?
-    J’ai demandé de l’argent!, dit Peter.
-    C’est bien cela, en effet!, confirma Hans, lisant le papier, après avoir ouvert l’enveloppe. Eh bien, tu voulais de l’argent, tu en as eu!
-    Mais avec cela je ne peux rien faire! C’est des pièces que je voulais, des pièces d’argent, pour acheter plein de choses!
-    Cela n’est pas précisé sur ton papier, dit Hans, tranquillement, le Père Noël avait pourtant bien dit que chacun devait bien réfléchir à son désir, avant de l’exprimer!
Peter se laissa tomber, affalé sur le lingot, complètement dé{pé}pité…
Alors Hans se tourna vers Werner et l’interrogea:
-    Et toi, quel est ton problème?
-    Que veux-tu que je fasse avec cela?, dit Werner, et il désignait le grand sceptre d’or, dessinant une grande échancrure dans son chausson …
-    Il est magnifique!, fit observer Hans. Pourquoi n’es-tu pas content?
-    Mais parce que je ne peux pas le porter!, dit Werner, tout en essayant - en vain - de le soulever.
-    Normal, fit remarquer Hans, c’est de l’or!
-    Et alors!
-    Ne sais-tu pas que la densité de l’or est très grande, un décimètre cube pèse près de vingt kilos. Ici, vu sa taille, il doit bien faire au moins cinq décimètres cubes. Pas étonnant que tu ne puisses porter ton sceptre, car il doit bien peser plus de cent kilos! Qu’avais-tu donc demandé ?
-    J’avais demandé le … pouvoir, dit Werner, hésitant.
-    Donc tu as eu un Bâton de Pouvoir!, mogique, constata Hans. Montre-moi ton papier!
-    Werner hésita, plongea dans son chausson et trouva, entortillée à la base de son sceptre, son enveloppe, fermée elle aussi (Werner le vérifia en l’examinant plusieurs fois sous toutes les coutures!), qu’il dégagea précautionneusement et, comme à regret, remit à Hans.
Après l’avoir ouverte de son index, celui-ci lut:
-    «Je veux un maximum de pouvoir!» Eh bien, toi aussi, tu as été parfaitement exaucé, dit Hans. La seule chose que tu n’avais pas prévue c’est que c’est toi qui ne serais pas à la hauteur pour disposer d’un tel pouvoir, car il semblerait que le maniement d’un tel sceptre soit réservé aux très gros bras…, dit-il en souriant quelque peu ironiquement…
Il y eut alors un grand silence contrit; pendant un long moment les trois se regardèrent piteusement, sous le regard, mi-compatissant mi-amusé, de Hans.
Puis, soudain, Werner s’exclama:
-    Et toi, qu’as-tu demandé? Qu’as-tu eu, toi?
-    Alors, après s’être regardés les trois, ils voulurent tous se précipiter sur le chausson de Hans, un peu à l‘écart, mais, de nouveau, Hans, leva le bras:
-    Stooooooop!, cria-t-il. Et ils s’immobilisèrent. Alors, il ajouta, péremptoire:
-    C’est mon vœu, mon cadeau et mon chausson!
Puis, il s’approcha solennellement de son chausson et regarda délicatement dedans, sous l’œil interrogateur des trois autres, lesquels le virent, blêmissant sous l’effet de surprise, se reculer précipitamment.
-    Il doit y avoir un monstre dans son chausson!, dit Ludwig en ricanant sottement.
-    Ou bien une sorcière!, surenchérit Peter, tout en ricanant non moins sottement …
-    Mais quel vœu as-tu donc fait?, questionna avidement Werner.
-    J’ai demandé … l’Amour, balbutia Hans, encore sous l’effet du choc.
-    Et alors l’as-tu eu?, voulut savoir Peter en tentant de nouveau de s’approcher.
De nouveau, Hans s’interposa:
-    Ne t’approche pas!
-    Montre-nous ta lettre! réclama Werner.
-    Oui, ajouta Ludwig, tu as vu les nôtres, maintenant nous avons le droit de voir la tienne.
Toutefois, Hans ne bougeait pas, mais sentant le moment où ils allaient passer outre son interdiction, il se décida enfin, hésitant, à s’approcher. Fermant les yeux, il tendit la main, prit à tâtons l’enveloppe fermée, en retira sa lettre de vœu au Père Noël et remit soigneusement l’enveloppe exactement là où il l’avait prise…
Puis, sa lettre à la main, il regarda les trois autres, en proie à une forte émotion.
-    Lis-la!, dit Werner.
-    Lis-la!, lis-là!, reprirent les autres.
Comme il ne la lisait toujours pas, Werner s’approcha et la lui prit des mains, puis il lut à haute voix:
-    Je voudrais que l’Amour entre dans ma vie, sous la forme d’une … Femme!
Les trois allaient se précipiter sur le chausson de Hans, lorsque, soudain, le Père Noël en personne se tint devant eux, leur bloquant le passage.
De stupeur, ils s’arrêtèrent dans leur élan. Le Père Noël leur dit:
-    Par effet de l’Amour Divin chacun a reçu exactement selon son désir, et tout est Justice !
Puis il se pencha sur le chausson et y contempla, fier de lui, l’un de plus beaux Cadeaux que, agissant dans le Rayon de l’Amour Divin, il ait jamais eu l’occasion d’offrir à un être humain et aussi le plus beau Cadeau de Noël que Hans ait jamais eu de toute sa vie: un Amour de petite Femme, tout tendrement et délicatement blottie au fond du chausson; elle dormait, et l’enveloppe de Hans était posée sur elle, au bas de son ventre.
-    Mais, questionna Hans, perplexe, pourquoi donc n’est-elle pas habillée?
-    Donne-moi ton papier!, dit le Père Noël, pour toute réponse.
Werner le tendit à Hans, qui le remit au Père Noël, lequel relut:
-    «Je voudrais l’Amour sous la forme d’une Femme!» Je ne vois pas ici que Tu aies précisé autre chose que le fait que Tu voulais, pour ainsi dire, … un «Amour de Femme», dit le Père Noël, et je crois que Tu l’as, non? Lorsqu’un couple d’êtres humains sollicite un enfant et qu’il leur arrive chez eux dans leur foyer, il me semble qu’il leur arrive aussi exactement dans le même état que Ton propre Cadeau, n’est-ce pas?
-    En effet, convint Hans en souriant. Il venait de comprendre la Leçon et l’admettait parfaitement.
Il se rendait compte que lui aussi, bien que différent d’eux,  avait commis, pour une part, la même erreur que ses frères, en s’imaginant que les Lois de la Puissance céleste allaient lui donner autre chose que ce qu’il avait effectivement demandé…
Malgré cela, à l’inverse des ses frères, il était entièrement comblé de ce que l’Amour de Dieu lui avait apporté en ce merveilleux Noël: Une vraie Femme à aimer, une vraie Femme pour l’aimer!!!
Le Père Noël ajouta:
-    Tout comme il incombe de vêtir leurs enfants, c’est maintenant à Toi d’habiller Ta Femme avec autre chose que seulement l’enveloppe de Ton vœu. Tu dois aussi et surtout l’habiller de Ton Amour, désormais…
Alors que Hans allait le remercier, le Père Noël l’interrompit:
-    Ne me remercie pas! Je ne suis qu’un Serviteur exécutant du Plus-Haut, Qui, par Amour, vous a offert le plus grand Cadeau qui soit, il y a déjà deux mille ans, et dont les créatures humaines ont le Devoir de constamment se montrer dignes!
Les Lois du Créateur font en sorte que chacun reçoive toujours très exactement ce qu’il a demandé, entièrement et uniquement. C’est cela que vous devez tous comprendre, car, en réalité, quoi qu’il vous échoit, c’est toujours ce que vous avez voulu, et c’est précisément en cela que repose l’Amour et la Justice du Créateur.
Aussi, qui que ce soit, celui qui se plaint du Cadeau qu’il reçoit, celui là n’a rien compris à l’Amour de Dieu, et celui-là sera, toujours et toujours plus, un proscrit dans la Création de son Maître et Seigneur.
-    Ouvrez-vous à l’Amour du Créateur et de Son Fils personnifiant l’Amour!, tel est mon vœu pour vous, êtres humains!
Ensuite, le Père Noël retira sa cape rouge et la déposa délicatement sur la gracieuse forme allongée dans le fond du chausson de Hans et dit:
-    En fait, c’est dans les chaussons que naissent certaines femmes, tout du moins celles qui naissent et sont offertes en Cadeau au cours de la Nuit de Noël.
Puis il ajouta:
-    Hans, Tu peux maintenant prendre Ta femme par la main et partir avec elle vers une nouvelle vie. Grâce à ce manteau rouge comme l’Amour, elle sera protégée et ne craindra pas la morsure du froid, lorsque vous cheminerez tous deux dans la neige…
Comme stimulée par la mystérieuse irradiation de la cape rouge, Sofia, s’éveillant à la vie, ouvrit les yeux et se dressa hors du chausson rouge, lui aussi, tandis que Hans, protecteur, attachait la cape autour d’elle. Il l’aida à s’extraire du chausson et tous deux prirent la direction de la porte s’ouvrant vous la pression du blizzard, partant vers leur nouvelle vie en direction du Sud.
Ils n’avaient pas encore franchi le seuil de la porte que le Père Noël avait déjà disparu.
Les trois frères restants demeurèrent là, médusés, regardant, contrits, leurs trois chaussons remplis de désirs sans vie, donc morts, tandis que le désir vivant de leur frère avait, sous leurs yeux, déserté son chausson, pour l’accompagner dans sa nouvelle vie, à la Gloire du Créateur.
Et, dans l’âtre,
tout en battant des mains, les salamandres dansaient, dansaient, dansaient......



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